Kyudo et méditation : la voie de l’arc

Publié par Élise - le 04 juin 2025

 

Dans le silence du dojo, seule résonne la respiration.
Le bois de l’arc se tend, la corde frémit, et le geste s’allonge dans une lenteur maîtrisée. Ce n’est plus un simple tir : c’est un moment suspendu, une méditation en mouvement.

Le Kyūdō, littéralement « la voie de l’arc », est bien plus qu’un art martial japonais. Il est une pratique intérieure, une quête de présence et d’équilibre. Là où d’autres disciplines recherchent la performance, le Kyūdō cherche l’harmonie — entre le corps, l’esprit et le souffle.

L’arc comme miroir de soi

Homme pratiquant du yoga

Chaque tir en Kyūdō est une rencontre avec soi-même.
Il ne s’agit pas seulement d’atteindre la cible, mais de trouver la justesse du geste.
La moindre pensée parasite, la moindre tension intérieure se reflète immédiatement dans la flèche. Le pratiquant apprend ainsi à se concentrer, à respirer profondément et à se détacher du résultat.

Dans cette approche, l’arc devient un miroir : il renvoie ce que nous sommes à l’instant présent. La flèche ne part que lorsque tout est aligné — le souffle, l’intention, et la sérénité.

Dès les premières heures de la matinée, l’atmosphère était chargée d’une concentration silencieuse. Les gestes précis, le souffle maîtrisé, le regard fixé sur la cible : chaque tir semblait suspendu dans le temps. Nos représentants, portés par des mois de préparation, ont fait preuve d’une maîtrise exceptionnelle, à la fois dans la technique et dans l’attitude, reflétant l’équilibre entre force et sérénité propre à notre discipline.

Parmi eux, Tina Disha, notre championne nationale 2020, a une fois de plus marqué les esprits. Avec son calme légendaire et sa précision impressionnante, elle a décroché une place sur le podium, confirmant son statut d’ambassadrice du kyūdō français. Son parcours inspire toujours nos membres, rappelant que la véritable victoire réside avant tout dans la maîtrise intérieure et la constance du geste.

Retour en haut